mercredi 31 décembre 2008

Joyeuses fêtes


En ce jour qui me voit passer une année de plus, je veux souhaiter à tous de joyeuses fêtes et déjà à l'avance une bonne année !


lundi 29 décembre 2008

Illustration: Siegfried et Hilda encore plus romantiques

Hé oui, encore une illustration romantique qui me donne de plus en plus envie de pondre une annexe qui parlerait de tout ça dans Divin Blasphème. Merci encore une fois à Corinne dont le magnifique coup de crayon dépeint encore nos tourtereaux encore plus romantiquement que dans le précédent dessin. Cette fois, elle n'a pas mis en couleur mais le bleuté et le simple crayonné est du plus bel effet.





Je vous mets aussi la version noir et blanc qui a servi de base pour celle-ci.



Enjoy !

dimanche 7 décembre 2008

Illustration : Hilda et Siegfried romantiques

Encore une magnifique image créée sous le crayon enchanteur et formidablement doué de Corinne. Cette fois, les parents de mini Hermod illustrés dans l'illustration précédente sont représentés de façon bien plus romantique...






Enjoy ! et encore merci à Corinne !

samedi 6 décembre 2008

Les lieux d'ED2B 2: Shambhala

C'est aussi un lieu important, déjà parce que l'annexe 1 s'y passe presque entièrement, puis aussi parce que des événements cruciaux s'y déroulent plus tard. Shion y rencontre celle qui deviendra son épouse, Mû y apprend la vérité treize ans plus tard et c'est là qu'est déposé le secret concernant l'origine de Kiki.

Comme je l'ai dit dans un précédent billet concernant les atlantes, Shambhala (terme sanscrit signifiant "lieu du bonheur paisible"), le Shangri-La du roman "Horizons Perdus" de James Hilton, est un royaume mythique perdu au fin fond du Tibet, dont parlent certains des textes religieux tibétains. Il s'agirait selon eux d'un royaume où serait entreposé l'enseignement du Kalachakra transmis par Bouddha lui-même au roi Suchandra (voir article à ce sujet ici).

Ce mythe bouddhiste fut à la base d'un autre concernant un des royaumes atlantes cachés au Tibet après la submersion, lieu de refuge des survivants à ce cataclysme, invisible aux regards des non-initiés. Quelques textes, rapportés par Nicolas Roerich dans son ouvrage sur le sujet, relatent le séjour de voyageurs dans un lieu totalement inconnu, peuplé de grands hommes blancs dépositaires d'un savoir et d'une technologie très avancés, qui leur firent jurer de ne pas tout dire. Le romancier James Hilton s'est inspiré lui aussi de ce mythe et a fait de ce lieu une vallée où règne l'harmonie, ainsi qu'une lamaserie. C'est cette idée que j'ai retenu pour créer la lamaserie de Shambhala, en me servant également du mythe de base.

Le Shambhala dépeint dans ED2B est une lamaserie classique vue de l'extérieur, qui n'a rien de particulier à première vue. Cependant, le lieu représente un des derniers bastions atlante en ce bas-monde, et est donc protégé par une sorte de mirage qui le rend invisible à tout non-atlante, sauf exception. C'est là où est déposé tout ce qui reste du savoir atlante, où est enregistré chaque représentant de l'ethnie qui vient au monde, dans les archives sur lesquelles règne Hallatan, l'archiviste en chef.

(Lamaserie de Xiahe, dans la province tibétaine du Gansu. )
(
Source: http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://idata.over-blog.com/0/10/48/31/illustrations/xiahe/xiahe_06.jpg&imgrefurl=http://carine-laurent.over-blog.com/article-1243803.html&usg=__2bzpWX0FVw6p0wvGZ0pHZBDCeB8=&h=375&w=640&sz=35&hl=fr&start=7&um=1&tbnid=JWseqEDt37mllM:&tbnh=80&tbnw=137&prev=/images%3Fq%3Dlamaserie%26um%3D1%26hl%3Dfr%26rlz%3D1T4ADBR_frFR263FR263%26sa%3DN)

Cependant, les années passant, d'autres refuges ont eu tendance à s'installer autour de la vénérable lamaserie, faisant de ce lieu l'une des plus grandes concentrations d'atlantes. Toutefois, la lamaserie de Shambhala resta l'un des lieux d'étude les plus prisés des nobles familles atlantes, et également le lieu des rites liés à chaque âge de la vie, naissance, passage à l'âge adulte, mariage, décès. Tout s'y passe de la même façon depuis des siècles, comme si le temps y était suspendu. Le souci de conservation des Atlantes fait qu'on peut remonter très loin, et qu'Hallatan a pu retrouver la trace de l'acte de naissance de Shion, né pourtant en 1725. C'est à lui que Mû s'adresse pour connaître l'identité de Kiki, et c'est aussi grâce à lui qu'il parviendra à compléter le puzzle de ses origines.

Shambhala est aussi dotée du plus grand confort atlante, électricité à tous les étages, mode d'éclairage inédit, le tout datant d'avant même que les humains en eussent découvert l'usage. Certains y vivent à titre permanent, savants, chercheurs ou simples résidents mais la lamaserie connaît une véritable affluence au moment des grandes fêtes de l'année atlante. Sur plusieurs étages on trouve des salles de travail, de méditation, des chambres, des bains, des lieux de prière et surtout un magnifique jardin luxuriant toute l'année qui occupe la seconde cour, donc la partie centrale, de la lamaserie. Ce jardin joue un rôle important dans le récit, c'est là qu'Arzaniel et Shion se rencontrent et on le voit plusieurs fois treize ans plus tard, alors que Mû devient adulte. Ce jardin ne dépérit jamais et il y fait toujours une douce chaleur malgré le froid ambiant, miracle de la science atlante. Le même système permet d'avoir une température constante dans toute la lamaserie.

La lamaserie est également protégée par quelques régiments de soldats dirigés par des officiers sous les ordres directs du prince Vëantur, descendant en droite ligne de la famille royale de l'ancienne Atlantide. C'est surtout une précaution honorifique vu que les humains normaux ne peuvent voir et par là même attaquer le lieu.

Contrairement aux lamaseries tibétaines classiques, qui sont des monastères, Shambhala n'est pas que cela, elle comprend un aspect patrimonial et cérémoniel supplémentaire. C'est surtout un haut lieu de l'histoire culturel du monde atlante, au centre de tout, et il était à ce titre intéressant de le mettre en scène.

dimanche 30 novembre 2008

ED2B, DB, divers

Bon, cette semaine je n'ai pas eu le temps de faire le billet sur Shambhala que j'avais prévu, mais je pense le faire la semaine prochaine, dès que j'aurai fini ma cure à Vittel. En attendant, histoire d'informer, quand même, quelques mots sur l'avancement des différents chapitres en cours.

-Annexe 2 d'ED2B: elle avance doucement parce que je déteste franchement écrire les combats, mais elle avance comme elle peut, enfin dans le peu de temps que j'ai entre ma cure et la fatigue qu'elle induit. J'espère la finir avant la fin de l'année, mais ça n'est pas garanti parce que je sature pas mal dessus.

-Divin Blasphème 5: il est commencé et avance beaucoup mieux, lui, car il nécessite moins de travail de ma part, il devrait être fini avant Noël si tout va bien.

-ED2B 24: en réflexion, m'y mettrai dès la fin de DB 5

Voilà, bon dimanche à tous !

samedi 22 novembre 2008

Illustration: Hilda et Siegfried

Quelle jolie surprise que Corinne m'a faite en m'envoyant récemment ce dessin des parents de mini Hermod à l'époque où Siegfried était encore de ce monde. Je m'y attendais à peine mais le résultat était si beau et si bien fait que ça m'a fichu les larmes aux yeux. Quelle gentillesse de sa part que d'illustrer "Divin Blasphème" alors qu'elle ne l'a pas lu et qu'elle le fait juste pour me faire plaisir. Un second dessin suivra prochainement, je vous laisse avec celui-ci, enjoy !



Les lieux d'ED2B 1: Jamir

Ce billet sera le premier d'une série de plusieurs qui décriront les différents lieux qu'on peut voir dans ED2B. Je commence logiquement par la source de toute chose: Jamir. Nous savons par le manga et la série qu'il s'agit d'un lieu quasi inacessible, à plus de six mille mètres d'altitude et qui fait peur aux tibétains eux-mêmes qui le considèrent comme un lieu maudit.
En effet, comment ne pas être effrayé en voyant le comité d'accueil qui est imposé à qui veut faire réparer son armure ? Les chevaliers d'or du Bélier, qui vivent là, sont visiblement coupés du monde et tiennent à le rester, imposant une épreuve à n'importe quel chevalier que tous ne réussissent pas, loin de là, vu le nombre de squelettes qui ornent le cimetière des armures. Ceci est donc le postulat de départ donné par le manga et sur lequel je me suis appuyée.

Donc, voici le lieu tel qu'il est représenté dans l'animé et aussi dans le manga:




C'est une pagode, posée au bout d'un éperon rocheux et environnée de brumes qui la cachent aux regards humains et non initiés. On ne voit pas sur cette photo le pont qui surplombe un précipice nanti de pointes elles aussi abondamment ornées de squelettes. Bref, endroit un peu morbide au premier abord, aussi mystérieux que son propriétaire que personne ne connaît vraiment que par sa réputation de réparateur d'armure. Bref, le lieu bien à part qui correspond sans aucun doute au statut lui aussi à part dont est doté son propriétaire.
Notre pagode a une particularité qui correspond aussi à celle de son habitant principal: elle n'a ni escalier, ni entrée. En effet, comme tous les chevaliers du Bélier sont des atlantes, ils sont dotés de pouvoirs spéciaux dont la téléportation, ce qui fait que les portes ne leur servent que peu. De plus, comme ils reçoivent tout aussi peu, ce n'est pas vraiment nécessaire.

Regardant cette pagode, j'ai commencé à essayer d'imaginer comment on pourrait en faire un lieu de vie, un foyer, parce que comme ça, ça n'en avait pas l'air. C'est désolé, dépouillé, presque en ruine. Comment imaginer que quelqu'un vit ici au premier abord ? La pagode a l'air de ne pas avoir vu un ravalement de façade depuis des années, voire des siècles, et, de plus, les fenêtres semblent ne pas avoir de vitres. Pas bien logique tout ça vu le climat plus que rude du coin. Et puis, avec mon sens du détail pratique, je me suis demandée ce qu'il pourrait bien y avoir à chaque étage. Cela était relativement logique, finalement: la base de la pagode pourrait contenir l'atelier, le premier étage la pièce à vivre qui sert aussi de cuisine, les deux étages suivant le bureau de Shion puis de Mû, des chambres, une pièce d'eau, diverses (petites) pièces annexes puis au sommet un observatoire d'astronomie. Ajoutons à tout cela des serviteurs qui veillent à l'intendance et à la bonne marche de la maison, deux atlantes, un humain "normal", voilà qui ajoute un cachet "foyer" à cette pagode délabrée. Je voulais que ça soit un lieu très simple mais assez chaleureux, et la présence des serviteurs y est pour beaucoup. Je ne voyais pas non plus là dedans un mobilier trop précieux, seulement par petites touches, des objets laissés par les précédents chevaliers d'or et qui ont été conservés pieusement. Le reste, le mobilier quotidien, la vaisselle usuelle sont très simples, de la terre cuite, du grès, du bois, du tissu, ce genre de choses, même si certains des meubles et des tapis sont précieux et anciens. Les serviteurs font la cuisine sur le foyer qui se trouve dans un coin de la pièce à vivre du premier étage.

Concernant l'absence apparente de vitres, je dois avouer avoir quelque peu éludé la question parce que finalement c'est un détail dans grande importance, mais on peut imaginer qu'il existe un dispositif atlante genre champ de force qui en tient lieu (ils sont très avancés, après tout), ou tout simplement qu'il y en a et qu'elles sont si fines qu'on ne les voit pas. C'est un détail, en effet, mais vu le climat du coin c'est tout bonnement impossible qu'il n'y en ait pas.

Un fait, mentionné dans l'animé, a retenu mon attention aussi: le fait que Mû soit lié à sa pagode. Il dit d'ailleurs, dans la version française (si quelqu'un a une bonne traduction de la version originale pour en savoir plus, n'hésitez pas), qu'il a "insufflé (s)a vie dans ce château, il est maintenant vivant". Le fait était intéressant à exploiter, du coup j'ai dérogé à ma règle "manga" et j'ai mentionné ce fait dans un des chapitres dans le fait qu'il doive verser son sang pour se lier à sa maison. Je trouvais que ça cadrait très bien avec son pouvoir de guérison puisqu'il se sert de ses pouvoirs pour relever la pagode, il y a là autant de télékinésie que de guérison.

Pour terminer, un petit point sur le débat: où se trouverait donc Jamir ? Bon, au Tibet, comme c'est précisé, mais où exactement ? Comme je l'avais mentionné sur un des billets que j'avais écrits précédemment, Jamir pourrait être la contraction de Jammu et Cachemire, une province indienne, à peu près située correctement d'après la description donnée dans le manga, qui jouxte le Tibet et l'Himalaya. Sinon, on peut penser aussi à une sorte de lieu hors du temps, caché aux profanes, un peu comme la lamaserie de Shambhala (je ferai un billet détaillé sur elle prochainement) et ne pouvant de fait se situer vraiment sur aucune carte, comme les colonies atlantes.

Je crois que j'ai fait le tour de ce que à quoi je pensais, si vous avez des questions ou un avis autre n'hésitez pas !

jeudi 30 octobre 2008

Langue et civilisation tibétaines dans E2DB

Encore un billet qui m'a été suggéré dans un commentaire par CassiopéeW (excellent auteur, je vous encourage à lire ses oeuvres, vous ne serez pas déçus !).

En effet, puisque Mû est né et vit ses premières années au Tibet, il était utile et nécessaire de faire quelques recherches sur le sujet, même avant de me lancer dans l'écriture de la chose. Pour la langue, il me semblait bien avoir lu, à la fin d'un roman se passant au Tibet au XIXème siècle (acheté par hasard voici des années, en plus ) un glossaire de termes tibétains (le livre est "Samsâra", d'Alexandra Jones). Je me suis basée là-dessus, fait quelques recherches supplémentaires concernant la civilisation et la vie quotidiennes tibétaines, et je me suis lancée (je ne vous cache pas que, relisant ED2B récemment pour y chercher quelque chose, je me demande encore ce qui m'a pris).

Donc, notre Mû, jusqu'à l'âge de quatre ans, est élevé par une tibétaine dans la maison même où il est né, près de la ville de Gyantsé (voir prochain billet sur les lieux). Sa langue maternelle est donc le tibétain.

Cette langue, nommée "peugué" pour la langue parlée et "peuyi" pour la langue écrite, fait partie de la famille des langues tibéto-birmanes, et comprend nombre de dialectes. Elle est notée au moyen d'un alphasyllabaire créé au VIIème siècle, et c'est l'une des langues les plus anciennement attestées parmi les tibéto-birmanes (pour plus de renseignements, voir ici - hé oui, wikipédia est souvent mon ami).

La nourrice de Mû, Dolma, est d'extraction assez modeste, donc elle parle un tibétain assez éloigné de la langue de cour encore employée à Lhassa. Mû, donc, commencera à parler ainsi, avant de châtier progressivement son langage au contact de Shion. Par contre, il ne l'écrira correctement que bien plus tard, écrivant longtemps mieux le grec ou l'atlante que sa langue de naissance.

Termes tibétains employés dans l'ED2B:

jowa: maître (terme de respect donné par Egesh à Shion)

Siddha: Homme doté de pouvoirs surnaturels (terme employé par Dorjee, l'aide de Dolma, quand les pouvoirs de Mû se réveillent)(on retrouve la même racine dans le prénom hindou Siddharta, porté par le Bouddha lui-même).

Ro Gyapa: bouchers fossoyeurs chargés de s'occuper des cadavres animaux et humains

De cette enfance tibétaine, Mû a gardé le goût du thé au beurre (transmis également par Shion). Cette boisson, boisson nationale du Tibet, est cependant réputée pour avoir un goût particulier parce qu'elle est faite avec du beurre de yak rance. Je vous en donne la recette, trouvée ici :

Boisson nationale du Tibet, le thé au beurre (souvent rance) a tendance à dérouter au premier abord. Pour l'apprécier, mieux vaut penser que l'on boit du bouillon...

Ingrédients
7 tasses d'eau
1 c. à s. de thé
1 tasse de lait
1/3 de tasse de beurre
1 à 3 c. à c. de sel

Préparation
Faire bouillir l'eau dans une casserole.
Ajouter le thé et le lait, porter à ébullition.
Ajouter le beurre et le sel, laisser bouillir pendant 2-3 minutes.
Battre à la main ou dans un mixeur jusqu'à formation d'une mousse.
Verser dans une théière chauffée et servir.


Si ça n'est guère ragoûtant pour nous autres occidentaux, pour les Tibétains qui vivent à haute altitude et pour lesquels le moindre déplacement est tout de suite difficile vu le climat et l'oxygène rare, c'est une boisson chaude très réconfortante. Je me suis donc dit que notre atlante préféré, élevé parmi les tibétains, pourrait garder le goût de la boisson de son enfance qu'entretiennent d'ailleurs généreusement ses serviteurs vu que Shion, lui aussi, a été élevé toute sa petite enfance parmi une famille tibétaine et a également gardé cette habitude. Il se nourrit aussi de riz, de soupe et de yaourt (dahi, lait fermenté fort goûté en son temps par le mahatma Gandhi, ou yaourt à base de lait de yak fermenté). Par contre, point pour lui de viande de yak fermentée, j'ai paré au plus simple (et puis je ne le voyais pas manger ça, désolée).

Mû, de religion, est bouddhiste. Le bouddhisme tibétain est une religion encore considérée comme importée, à côté de la religion traditionnelle dite "Bön", qui en a tout de même emprunté des aspects. Il brûle de l'encens devant une statue du Bouddha Sakyamuni, rite commun à beaucoup de formes du bouddhisme, que j'ai utilisé pour cette raison d'ailleurs. Le terme "sakyamuni", quelque peu redondant car il signifie "le sage de la tribu des Sakya", est une autre expression pour désigner le Bouddha en se référant à sa forme "terrestre", le prince Siddharta Gautama, chose qu'on ne trouve dans les textes que relativement tardivement (voir ici, le texte d'un cours de l'université bouddhique concernant le Bouddha Sakyamuni), vers les premiers siècles de l'ère chrétienne. Sa forme la plus commune est celle d'un homme assis, levant une main, les yeux fermés, mais on trouve aussi des Bouddhas debout, comme à Angkor Vat (Cambodge) ou couchés, comme celui du temple de Wat Pho à Bangkok (Thaïlande).

Photo d'un Bouddha assis (Triangle d'Or, Thailande)
(cette photo a été prise par mon cousin, prière de ne pas l'utiliser, merci)

Cependant, la représentation ci-dessus photographiée est l'image la plus usitée et la plus connue. Il en existe de toutes les tailles, y compris des petites utilisées comme objets de culte (et comme décoration en occident, faut-il le préciser...). L'on exécute devant, hors les rites, le culte des ancêtres. Cet aspect m'intéressait au vu du vécu de Mû enfant, qui prie régulièrement pour sa mère tout en se culpabilisant de sa mort. Shion malheureusement rejoindra bien trop tôt sa défunte épouse dans les prières de son fils, et ne les quittera pas, même après la révélation désastreuse de leur filiation (voir chapitre 20). Un objet lié également à l'aspect religieux est le moulin à prières ayant appartenu à Arzaniel que Shion offre à son fils pour son septième anniversaire. En tibétain "mani koto", le moulin à prières est formé d'un cylindre contenant des feuilles de papiers sur lesquelles sont écrites des prières, ou "mantras" et enroulées autour de l'axe du moulin. Les petits peuvent être tenus à la main (et celui de Mû est de ceux-là), mais il en existe dans les temples, mesurant plus de deux mètres de haut et ayant des poignées pour être tournés. Quand le moulin tourne, l'énergie émanée par les mantras qu'il contient bénéficie à tous les êtres et les prières sont ainsi récitées. Certains sont de véritables objets d'arts incrustés de métaux précieux.
Il existe d'autres objets utilisés pendant les rituels bouddhistes tibétains, pour en savoir plus regardez ici.

Bon, je crois avoir fait le tour de ce que je voulais dire, aussi vais-je arrêter de vous infliger un bon mal de crâne et conclure ici pour ce soir...

jeudi 23 octobre 2008

Illustration: Shion en tenue de mariage

Le voici, le voilà, Shion en tenue de marié magnifiquement rendu par le crayon agile de Corinne qui a su l'améliorer encore par rapport à ma description de base (j'avais ajouté un châle de cachemire, et elle a unifié l'ensemble en le stylisant...entre autres originalités que j'ai adorées, notez le diadème et la boucle de ceinture par exemple, qui sont sa création originale !)


Enjoy !

samedi 18 octobre 2008

Illustration: Arzaniel en robe de mariée

Encore une fois une magnifique illustration de Corinne. Cette fois, il s'agit d'Arzaniel, la mère de Mû, en robe de mariée. Je mets les deux versions qu'elle m'a envoyées, où le diadème est légèrement différent, j'espère que cela vous plaira autant que moi.


Voici la version 1:




Et la version 2:



Ce sont presque les mêmes mais, d'après Corinne, il y a une différence au niveau du diadème du second dessin, mais je cherche encore cette différence. Bref, comme je n'ai pas pu choisir entre les deux, je les mets tous les deux...

Suite au prochain numéro: Shion en tenue de marié...




mercredi 17 septembre 2008

Annonce

Allez, comme d'habitude je suis en retard pour souhaiter à m'dame Yaya un très joyeux anniversaire ^^ (surveille ta boîte aux lettres ;) )

samedi 30 août 2008

ED2B: chapitre 23

Petit billet vite fait pour annoncer que le chapitre 23 de l'ED2B sera en ligne ce soir chez Mégumichan. Merci à elle ^^

Une annexe est actuellement en cours d'écriture...

samedi 23 août 2008

ED2B: Les rites atlantes

On m'a fait remarquer récemment que je n'avais pas fait de billet concernant les rites atlantes, tels que je les ai imaginés, conçus, voilà donc qui sera fait.

En même temps que j'imaginais comme je pouvais la culture atlante, j'ai dû créer quelques rites appartenant à ce peuple dont on ne sait rien. Pour ça, j'ai utilisé diverses sources. Par exemple, pour créer le rite de l'eau, j'ai puisé dans mes études en m'inspirant des rites du Nouvel An qu'on effectuait en Egypte ancienne. En effet, cela était une partie de mon mémoire de DEA, et j'ai utilisé mes souvenirs de certains détails pour créer cela. Et puis finalement aussi je trouvais que ça collait bien, certains livres ne relient-ils pas la civilisation pharaonique à la légendaire Atlantide ? Lors de cette cérémonie, on remplissait de l'eau du Nil des vases spéciaux en forme de gourde qu'on gardait toute l'année dans les maisons. Bon, je vous ai fait grâce des véritables textes, un peu par paresse, je dois bien l'avouer (je ne me voyais pas me replonger là-dedans et ça aurait aussi compliqué les choses).
Allez, un petit point de civilisation quand même: le Nouvel An égyptien avait lieu fin juillet, au lever de l'étoile Sothis (d'où le terme "canicule" car Sothis (Sirius) est située dans la constellation du Grand Chien (Canis, is = chien en latin) ) qui coïncidait avec la montée de la crue du Nil et la fin de la période d'incertitude marquée par les cinq jours épagomènes (ils croyaient que, pendant ces jours-là, tout pouvait arriver). C'était donc le moment de grandes cérémonies, d'offrande à Hapy, le dieu Nil et d'offrandes aux dieux qui avaient permis que la terre d'Egypte perdure en apportant le flot tant attendu (essentiellement Khnoum, le dieu bélier, censé veiller sur le flot du Nil et lever sa sandale au moment de l'inondation, ainsi que les déesse Satet et Anouket, ses parèdres, révérées à Aswan et sur l'île d'Eléphantine).
Bref, j'arrête là avec ce genre de considérations mais je me suis inspirée de ça pour créer la cérémonie de l'eau que Mû effectue au début du chapitre 15 et à laquelle il participe quand il a sept ans.

Une autre cérémonie que j'ai développée davantage est celle du passage à l'âge adulte de Mû. J'ai insisté sur la pureté, il doit se laver, se débarrasser de toute souillure avant la cérémonie, comme devaient le faire les rois d'Angleterre ou de France avant leur sacre.
Mû doit aussi être oint, la veille, ceci pour pallier à ce qui n'a pas été fait lors de sa naissance. Pour cela, je me suis inspirée de ce qui se faisait pour les princes royaux français. Dès leur naissance, on les ondoyait immédiatement à cause de la mortalité infantile mais leur onction n'avait lieu que bien plus tard, après celle de leur baptême par le saint Chrême. Arzaniel étant décédée dans des circonstances dramatiques, Shion n'a pas eu l'idée ou tout simplement le réflexe de faire oindre son fils, bien qu'il l'ait ondoyé lui-même avec de l'eau sacrée. Mû est donc oint par l'huile sacrée (qui est réputée provenir de l'Atlantide et avoir survécu à la Submersion) la veille de son treizième anniversaire.
L'âge n'a pas été choisi au hasard non plus: quand les rois de France était couronnés mineurs, ils étaient déclarés majeurs à l'âge de treize ans.
Pour le reste des cérémonies, j'ai compté un peu sur mon imagination, quelques recherches pour les noms atlantes dans les Contes inachevés de Tolkien (voir le billet consacré aux Atlantes) et un peu de poésie / prose pour la rédaction des textes, et le tour était joué ! En fait, l'objectif étant de replacer Mû au milieu de ses ancêtres, citer lesdits ancêtres coulait de source et, une fois cela fait, les trois quarts du travail de rédaction était effectué.

Pour l'instant, je n'ai travaillé que sur ces deux rites, mais il y en aura probablement d'autres...

Nouveau blog dans les liens

J'ai rajouté dans les liens le blog de l'auteur de fic CassiopéeW. Elle est l'auteur de diverses fics dans "Les héritières", fic nordique très bien écrite, très documentée et très intéressante. Allez donc lui faire un petit bonjour, vous ne serez pas déçus !

samedi 2 août 2008

Rame, rame, rameur, ramer... et news en tout genre

Le titre illustre bien ce que je vis en ce moment. Le chapitre 23 de l'E2DB est quasi terminé, il ne reste pas grand'chose à faire dessus mais, dès que je me mets devant mon ordi, pouf, plus de courage. Pourtant les idées ne manquent pas mais je crois que le fait que le boulot me fasse rentrer tard a un rôle à jouer là dedans. Une fois démaquillée, changée, le repas préparé, le dîner avalé, il est tout de suite plus de 21h et la motivation a du mal à se réveiller. Pareil pour les jours de congés, qui passent tellement vite que j'ai peu de temps à consacrer à l'écriture.
Et puis j'hésite aussi à développer une scène, en raccourcir une autre, voir quels infos je glisse concernant Kiki (héhé vous saurez une partie de son identité). Travailler sur la cohérence est un travail de longue haleine, surtout que la fic commence à s'allonger pas mal...

Mais il n'est pas question que j'abandonne, même si les retours sont inexistants je vais continuer malgré tout, en espérant que mon manque de motivation ne passe pas trop dans mon écrit. Pour "Divin Blasphème", je vais attendre un peu vu le peu de retour que j'en ai eu, tant pis pour ceux qui apprécient cette fic. Pour ED2B c'est en cours, comme je l'ai dit, reste que je puisse me concentrer suffisamment longtemps et dégager assez de temps pour boucler enfin ce chapitre qui traîne depuis plusieurs semaines.

J'ai commencé également à reprendre entièrement toute la fic afin d'éliminer les erreurs d'âges et de dates ainsi que les coquilles, et je me suis mise aussi à travailler sur une chronologie qui sera mise en ligne sur ce blog. Des projets donc, mais peu de temps, donc je progresse à mon rythme...

samedi 5 juillet 2008

Petit billet spécial débat

Ce billet sera pour d'éventuels débats sur le contenu de la série Saint Seiya, respect ou non de cet univers par les fanfiqueurs, animé ou manga: quel est votre favori ? Bref tout ce qui a un rapport avec Saint Seiya et qui peut prêter à débattre ...

Ne vous gênez pas, mais je me réserve le droit de modérer quand même, hein ? (faut pas pousser ...)

jeudi 3 juillet 2008

ED2B: Les serviteurs ...

Parce que, mine de rien ils sont toujours là, dans l'ombre, passant de temps en temps à la lumière cependant tout en ayant un rôle essentiel toujours en filigrane. Le billet va donc concerner les serviteurs de Mû, c'est à dire Egesh, son fils Anardil et Demetrios.

Egesh et Anardil Eressë sont tous deux atlantes, et leur famille sert les chevaliers du Bélier depuis des siècles. Ils possèdent le pouvoir de se téléporter et, dans une moindre mesure, télépathie et télékinésie, pouvoirs liés à leur sang atlante et vraiment très utiles à Jamir où il n'y a ni porte ni escaliers.
Egesh a été mis au service de Shion à l'âge de dix ans et est mort à l'âge de 188 ans en 1976, il a donc été le témoin privilégié de la majeure partie de la vie de Shion tout en prenant soin de la pagode de Jamir en son absence. Il le respecte infiniment mais a le franc-parler du serviteur qui connaît bien son maître et peut donc se permettre de temps en temps ce genre de choses. Shion parfois lui demande son avis sur des choses importantes, confiant en sa grande sagesse, et ne le traite pas en serviteur mais en vieil ami fidèle. Sa grande expérience de la vie lui permet de saisir assez vite quels sont les véritables rapports entre Mû et Shion, et il le fera comprendre à son maître de façon assez subtile, en lui parlant de ressemblance. Mû enfant l'émeut énormément, et gagne assez vite son respect et son affection, qui ne se démentiront pas jusqu'au dernier soupir du vieil homme, que l'enfant veillera jusqu'au dernier moment. Il admire le courage de Mû face aux épreuves, et fera de son mieux pour l'aider à s'en remettre quand il sera de retour à Jamir.
Egesh s'est marié très tard, selon la coutume atlante, et a eu un fils au bout de plusieurs années de mariage, Anardil, ainsi qu'une fille, Miriel.
Physiquement, il a des cheveux blancs mais son regard a gardé sa couleur bleu profond inaltérable. Il est à peine voûté par le poids des ans par la grâce accordée au peuple des atlantes mais son grand âge se trahit par ses mains parcheminées et son visage quelque peu ridé.

Anardil est l'aîné des enfants d'Egesh, il a dix-neuf ans quand son père commence à le prendre avec lui à la pagode pour qu'il lui succède. Au départ, il est assez effacé mais se rapproche de plus en plus de Mû jusqu'à devenir une sorte de grand frère spirituel pour lui car plus en rapport d'âge. Son jeune maître a su gagner assez vite son affection et son dévouement et il sera son parrain lors de son onction, assistant à ce titre à son passage à l'âge adulte, sa présence aidant Mû à supporter la vérité qu'il a apprise violemment concernant ses véritables rapports de sang avec Shion. Il le soutient constamment, l'aidant à se construire en tant qu'homme, même s'il n'a pas vraiment totalement connaissance des événements passés et à venir il comprend que le destin de Mû est lourd à porter et il l'aide de son mieux.
Anardil est quelqu'un d'assez calme, de sérieux, mais il n'est pas dénué d'humour parfois. Il a reçu une excellente éducation, ce qui lui permet d'aider Mû à apprendre les textes en Haut Atlante qui feront de lui un adulte.
La venue de Demetrios, plus tard, ne lui posera aucun problème, aucun d'eux n'ayant de préséance, et il en viendra à l'apprécier comme un ami.
Physiquement, Anardil est un bel homme dans la force de l'âge, aux yeux verts et aux cheveux châtains. Il n'est pas très grand pour un atlante, seulement 1,87 m mais il est relativement musclé.

Demetrios Aphosimenos, d'origine grecque, a été un moment entraîné au Sanctuaire avant d'avoir la moitié d'un poumon amputé à la suite d'un combat d'entraînement. Inapte à la chevalerie, il est néanmoins resté au Sanctuaire en tant que serviteur. C'est à lui que Shion décide de confier Mû quand il arrive au Sanctuaire à l'âge de sept ans. C'est un homme de 33 ans au moment de la mort de Shion en 1973, calme et posé, ressemblant en cela à son jeune maître. Comme tous les serviteurs du Sanctuaire, il est polyvalent, sait tenir une maison, faire la lessive, cuisiner, tout comme Egesh et Anardil. Il fuit le Sanctuaire à la mort de Shion, n'hésitant pas une seule seconde à suivre son jeune maître qui a su lui inspirer une profonde affection et un grand dévouement. Il veillera Mû pendant la fièvre suivant la rupture de son lien télépathique avec Shion, et même Dohko finira par reconnaître sa valeur, perçant à jour son passé d'ancien apprenti chevalier, qu'il n'a jamais révélé à son jeune maître. Le serviteur s'attirera aussi le respect d'Helena, le grand maître réfugié à Rozan. Comme eux, il partage le secret de la filiation de Shion et Mû, qu'il a compris seul et gardera soigneusement cela pour lui jusqu'à ce que Mû apprenne la vérité à Shambhala.
Il réussira à s'adapter à Jamir, son organisme s'habituant progressivement à la raréfaction de l'oxygène, et Mû l'aidera, touché de ce qu'il fait pour lui. Il a la mesure de tout ce que Demetrios a quitté pour le suivre, et lui proposera plusieurs fois de retourner au Sanctuaire, mais le serviteur refusera toujours, alléguant que Shion lui a confié son jeune élève et qu'il ne peut se dédire de son serment. Aux yeux de Mû, Demetrios est donc une sorte de figure paternelle de substitution, sans cependant remplacer Shion qui a une place unique à ses yeux.
Physiquement, Demetrios n'est pas très grand, a les cheveux bouclés noirs et des yeux bruns, ainsi que la peau mate.

Ces trois serviteurs représentent pour Mû plus que des serviteurs, il les traite comme ses égaux, des amis chers à son coeur. Chacun d'eux, à sa façon, contribuera à sa construction en tant qu'homme, en faisant celui que nous connaissons dans le manga, cet homme calme, posé et sage. Ils sont toujours là, en filigrane, ce qui me permet de parsemer le récit de scènes quotidiennes et variées, sans tomber cependant dans le documentaire de société, même si parfois je ne peux pas m'en empêcher (gomen ^__^;;). C'est l'élément stable dans la vie de Mû, cette stabilité qui va lui permettre de surmonter ses épreuves, de grandir harmonieusement aussi . A vrai dire, je ne pensais pas les développer autant, mais je ne regrette pas de l'avoir fait car je pense que ça apporte vraiment quelque chose à la narration ...

Bon, je crois que c'est tout ce à quoi je pensais, c'est tout pour ce soir. Si vous avez des remarques ou des questions ... comme d'habitude quoi ;)

samedi 21 juin 2008

Illustration: Shion, Helena de la Couronne Boréale et Arzaniel


Encore une illustration de Aries no Mu /Mu Saga4ever alias Corinne, qui illustre encore un passage de l'annexe 1. Il représente Shion, accompagné du grand maître du signe des Poissons Helena de la Couronne Boréale à visage découvert, alors qu'Arzaniel les voit et en conçoit de la jalousie, croyant que Shion a renié son serment...

Ce dessin était aussi une surprise, comme les autres. Mention spéciale à la couleur des yeux d'Helena, que j'ai fait changer et que Corinne a réussi à rendre par la teinte exacte que je voulais, chapeau à elle !

Voici le récit tiré du texte original (annexe 1, partie 4)

"Le Sanctuaire, 10 mars 1965

Shion contresignait quelques documents lorsque l’on frappa à son bureau. Il dit :
« Entrez… »
Il s’agissait là de Helena de la Couronne Boréale, grand maître du signe des Poissons. Elle lui dit :
« Excellence, vite, il s’est passé quelque chose… »
Il la suivit et arriva en vue du camp d’entraînement où il découvrit un paysage d’apocalypse. Il y avait là un cratère énorme et des corps d’enfants et d’hommes jonchaient le sol. Chiron de la Flèche, grand maître du signe du Sagittaire, se trouvait là et lui dit :
« Un engin explosif, Excellence, personne ne sait d’où il vient… »
Un autre grand maître, Pedro de la Règle, apparut alors, il tenait un papier à la main et dit :
« Moi je sais, on a reçu ça… »
Sur la feuille étaient écrits ces mots :
« Ceci est un second avertissement, la prochaine fois je tuerai tout le monde et ma vengeance sera terrible. »
Shion dit alors aux trois grands maîtres présents :
« Cela émane sans aucun doute de celui qui a tenté de me tuer voici quelques mois…augmentez la sécurité encore, et fouillez partout ! Prenez également soin des corps de ceux qui ont été tués, qu’ils soient enterrés dignement… »
Pourtant, l’enquête piétina assez vite malgré tous les moyens mis en œuvre, et, deux mois après son début, elle fut franchement à l’arrêt. Shion réunit alors ses grands maîtres et leur dit :
« Il ne nous reste qu’une solution : je vais leur servir d’appât… »
Les hurlements des grands maîtres jaillirent, mais il leva les bras pour les calmer et leur dit :
« Ils s’étaient attaqué à moi lorsque j’étais seul au Tibet, ils savent comment me trouver … »
Amphion du Triangle, grand maître du signe des Gémeaux, dit alors :
« Vous n’irez pas seul, ça pas question ! »
Alors commença d’effroyables palabres pour savoir qui serait celui qui accompagnerait Shion là-bas, et le choix des grands maîtres tomba sur Helena de la Couronne Boréale. Ce qui motiva leur choix fut qu’elle était d’origine nordique et donc ne craignait ni le froid ni l’altitude…
A la fin de la réunion, Shion retint Helena et lui dit :
« Vous devrez jurer le secret, et j’en ferai autant, car, si vous devrez ôter votre masque, j’ôterai le mien aussi…soyez prête dans une heure, nous partirons tout de suite… »
Helena acquiesça, et alla se préparer. Shion lui dit alors :
« Venez près de moi, je vais vous téléporter… »
Dès qu’ils apparurent au Tibet, non loin de la lamaserie, Shion dit alors :
« Enlevons nos masques, nous devons éviter d’attirer l’attention… »
Helena s’exécuta, et Shion découvrit sous son masque un visage aux traits doux, à la peau pâle et aux yeux mordorés. Il en fit autant, et Helena dit :
« Oh, je vous imaginais plus vieux… »
Mais, confuse, elle se reprit vite :
« Excusez-moi, je ne voulais pas… »
Shion rit et dit :
« Ne vous excusez pas…pour information, je me nomme Shion, je suis l’autre survivant de la dernière guerre sainte, j’étais chevalier d’or du Bélier à l’époque… »
Helena inclina la tête en signe de respect. Elle s’était toujours demandée pourquoi il n’y avait pas de grand maître du signe du Bélier, elle en avait la réponse à présent. Il lui dit :
« Ceci est la lamaserie où est regroupé tout le savoir de l’Atlantide…c’est ici que l’on m’a soigné lorsque j’ai été malade, si vous vous en souvenez, car je suis un descendant d’atlante… »
Helena ne parut pas surprise, mais plutôt intéressée…
Arzaniel avait senti l’arrivée de Shion, et quelle ne fut pas sa stupeur de le voir accompagné de la somptueuse Helena. Le serpent de la jalousie la mordit, et elle devint très agressive, même envers Hallatan qu’elle n’y avait plus habitué. Shion profita du sommeil d’Helena pour se rendre à l’appartement d’Arzaniel, mais elle refusa de le voir, alléguant qu’il n’avait qu’à aller retrouver sa si précieuse compagne. Shion, alors, se mit à rire franchement et lui dit :
« Jalouse, toi ? Mais Helena n’est pas ma compagne, elle est le grand maître du signe des Poissons, et elle est chargée de ma protection… »
Il abaissa ses boucliers mentaux pour qu’elle voie qu’il disait vrai et, lentement, la porte s’ouvrit. Le visage marbré par les larmes d’Arzaniel apparut, et elle le fit entrer avant de lui dire :
« Je suis désolée, je croyais que… »
Il sourit et lui dit :
« Je suis fidèle à mes vœux, et Helena est un grand maître, simplement…comment as-tu pu croire que j’aurais pu te trahir ? »
Arzaniel se précipita contre lui…"